Chronique de mes pensées hautement philosophiques : Dieu existe-t-il ?

Bien des prêcheurs beurrés vous répondront oui à cette interrogation métaphysique, d’autres vous répondront que non. Deux points de vue s’affrontent sur cette non-pas mince question : « Dieu est, ou n’est-il pas? ». Reportons-nous donc aux sources pour juger de la question

« 1.1 Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. » Voici la première ligne de la genèse. N’importe quel initié à la cosmologie vous prouvera qu’au commencement, il y a eu le Big Bang et aucun créationnisme d’aucune sorte. La personne qui a écrit ceci -même si elle avait de bonnes intentions- n’avait visiblement aucune connaissance sur le sujet. Je ne blâme personne, ceci était une simple démonstration et elle s’applique à n’importe quel texte sacré. On m’objectera que la véracité du propos n’est pas le principal et que ces textes sont un message de paix et d’amour universel ; Blablabla ! Ce n’est pas le sujet de cette réflexion qui est de déterminer si Dieu existe oui ou non, pour cela les textes sacrés ne sont pas une source fiable.

Choisissons donc une autre voie d’approche : Dieu est omniscient, c’est un fait que lui accorde le fait même d’être Dieu. Je ne peux le réfuter. Mais le fait est qu’IL n’a que peu (euphémisme) donné son opinion sur quoi que ce soit depuis très longtemps, voire depuis toujours (je ne prends pas en compte les paroles qui LUI ont été attribuées dans des conditions plus que douteuses et rapportées pas des personnes qui ne sont pas forcément dignes de foi) et que cela est significatif du peu de mal qu’il s’est donné pour se faire connaître: là encore le point est en sa défaveur. On pourrait également simplement parier comme ce bon vieux Blaise : 1 chance sur 2 qu’IL existe, on ne perd rien ou on obtient un gain infini. Je suis joueur et amateur de probabilités, allons-y !

Considérant donc que l’action physique de Dieu sur l’univers ne peut pas être prouvée de manière tangible, considérant également son omniscience et le manque visible d’utilisation qu’IL a fait de son intellect, je peux en tirer la conclusion irréfutable que Dieu existe mais qu’il ne sert à rien.

Chronique de mes pensées hautement philosophiques : La conscience

« Je pense, donc je suis « .

Le Péruvien qui a découvert ceci était -permettez-moi l’expression un peu rude – un sombre crétin. La conscience à l’état sauvage ne peut être apprivoisée facilement. Être consciemment conscient de sa conscience relève d’un défi bien plus ardu que ce dont on a pu nous laisser croire. Laissez-moi pour ça la possibilité d’illustrer mes dires par un exemple frappant :

On me frappe, j’ai mal. Sais-je pour autant que j’ai conscience d’avoir mal ? Absolument pas, je crois avoir la conscience d’avoir mal, mais je ne peux pas en être sûr parce que je ne peux pas être le spectateur de ma conscience : C’est tout le problème de l’objectivité.

Si donc la conscience ne peut pas être perçu par l’individu possesseur de la conscience on peut se demander si l’on peut voir la conscience des autres. Je ne parle pas ici de l’inconscient que sondent les psychanalystes, mais bien de l’exploration de la conscience d’un autre. Le problème reste pourtant entier, je vais le démontrer par un exemple qui met en scène David Hasselhoff et moi-même :

-Dis David, je peux voir ta conscience ?

-Si tu veux. Je fais comment pour te la montrer ?

Je ne sus pas quoi lui répondre. Bien sûr, une conscience n’est pas une chose qu’on peut étaler ainsi à la vue de tous.

Ces réflexions m’ont amené à une terrible conclusion. Si personne ne peut voir ni sa propre conscience, ni la conscience des autres, alors quelle preuve avons nous qu’elle existe ?

Aucune !

En effet mes bonnes âmes, nous sommes complètement dépourvus de conscience…

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