Traité de Savoir Vivre (1) : À quelle distance doit-on dire bonjour ?

Bien sûr, il est toujours possible de faire un signe à distance pour un ami ou un collègue, mais que faire quand il s'agit d'un supérieur ou même de quelqu'un qu'on connaît à peine ?
Prenons un exemple : vous croisez votre supérieur dans un couloir, un long couloir (vous vous trouvez au moins à 20m l'un de l'autre). Deux options au choix :

1 – Vous lui hurlez "bonjour" depuis l'autre bout du couloir au risque de le gêner et de vous faire remarquer par tout le monde inutilement.
2 (conseillé) – Attendre d'être à une distance raisonnable, laissée à l'appréciation du juge, pour le saluer (2,5m me semble une distance raisonnable, ni trop, ni pas assez). Petit calcul: 20m-2,5m = 17,5m. Que faire pendant ces 17,5m ?
Là encore, on peut distinguer deux comportements:

1 – Vous détournez le regard, en attendant, au risque de paraître malpoli.
2 – Vous regarder la personne droit dans les yeux au risque de la gêner et de vous gêner également.
De mon point de vue, la bonne méthode est un mixte des deux.

Tout ce que je décris ne peut pas toujours s'appliquer.
Premier cas de figure : Imaginons que vous ayez fait le fruit en disant "bonjour" à la personne que vous croisez à 10m d'elle. Vous l'avez dit avec la voix typique de quelqu'un dont le voix ne porte pas au-delà de 2,5m et la personne n'a rien entendu. Pire : Elle vous a vue bouger les lèvres et s'imagine que vous être en train de ruminer une insulte à son égard et du coup elle ignorera votre bonjour ou acquiescera de la tête de la manière habituelle des gens malpolis qui ne veulent pas remuer leurs putains de lèvres pour être un minimum socialement potable. Que faire ?

L'avis de l'Abricot : Ne rien faire sur l'instant, mais ne manquez pas par la suite de faire circuler une rumeur selon laquelle la personne en question porterait une perruque et serait zoophile. Du coup plus personne ne la saluera et elle sera bien embêtée !

Deuxième cas de figure : Vous avez en face de vous un fruit qui vous lance un "bonjour" audiblement conséquent qui vous obligerait à hausser la voix pour lui répondre. Que faire ?

L'avis de l'Abricot : Vous vous êtes déjà bien fait remarquer à cause de ce pruneau, inutile d'en rajouter. Contentez-vous de sourire en attendant d'être à une distance raisonnable pour lui administrer sa politesse journalière. Par contre si ce fruit se croit obligé d'en remettre une couche avec un "ça va ?" sur le même décibel que précédemment, je vous autorise à le frapper avec une batte de baseball ou de le forcer à écouter du M. Pokora.

Autre cas de figure : si la personne ne se comporte comme aucun des exemples que j'ai cité, vous pouvez (au choix) :
-Lui ôter la vie.
-Fuir.
-Imiter Jean Roucas.

C'est tout pour aujourd'hui. Merci d'avoir suivi ma leçon.

Pour les prochaines fois, nous nous intéresserons aux questions suivantes : À quelle distance doit-on retenir une porte (d'entrée ou d'ascenseur) ? À quelle distance doit-on décider d'un côté à emprunter pour se croiser sur un trottoir étroit ? Comment se comporter si vous êtes obligé d'interrompre une conversation importante ? et enfin Comment prendre congé de gens qui ont oublié votre présence ?

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Les journalistes sont des imbéciles

Aujourd’hui, les journalistes n’ont pas arrêté de dire des bêtises à propos de Raymond Devos. J’entends : « Raymond Devos nous a quittés « . Je ne savais pas qu’il entretenait une relation avec les journalistes de France 3 ! On en apprend tous les jours. Quel est le motif de la rupture, je n’en sais rien.

Je change de chaîne et là : « Raymond Devos a disparu ». ça alors ! Juste après la rupture le voilà qui disparaît, comme ça, pouf !

Je zappe une nouvelle fois et là la nouvelle fait froid dans le dos : « Raymond Devos s’est éteint ». La bonne nouvelle c’est qu’on l’a retrouvé, mais je voudrais bien savoir qui est le petit plaisantin qui lui avait mis le feu. Bref, les journalistes racontaient n’importe quoi. La vérité toute bête est qu’il était mort. Mais la mort, ça n’a pas de sens !

« Se coucher tard, nuit. »

Bonne nuit, Raymond !

Chronique de mes pensées hautement philosophiques : Faut-il préférer le bonheur à la vérité ?

Voici le corrigé de l’épreuve de philosophie du bac 2006. Je ne vais pas faire tous les sujets, juste celui-là.

Sujet : Faut-il préférer le bonheur à la vérité ?

(La formulation du sujet implique un choix à faire entre ces deux notions qu’il faudra définir dans l’introduction)

Intro:

Le bonheur ou la vérité? le fromage ou le dessert? Le beurre ou l’argent du beurre? Voici quelques exemples de questionnements grotesques propres à l’homme. Comme si l’on ne pouvait jamais avoir les deux ensemble. Je prendrais le beurre et le dessert, mais, en revanche, j’hésite d’instinct entre le bonheur et la vérité. Le bonheur, c’est la joie. La vérité, pas forcément, ça dépend du contexte.(la problématique vient juste après). Dans quel contexte choisir l’un ou l’autre ? (L’inévitable annonce du plan) Après avoir montré que la vérité n’est bonne que quand elle nous arrange, nous apprendrons avec stupéfaction que le bonheur n’est pas mal du tout.

I-La vérité: des fois c’est chouette, mais d’autres fois, non.

(un exemple est toujours utile pour que le correcteur sache que vous savez de quoi vous parlez, ou, le cas échéant, pour qu’il comprenne les conneries que vous êtes en train de raconter)
La vérité ou le bonheur ? C’est une question grotesque, les deux peuvent très bien aller de paire aussi bien qu’ils ne le peuvent pas. Exemple de deux conversations :

Cas 1-La femme: Je nage dans le bonheur.
Le mari: Je te trompe, Cindy !
La femme: C’est pas cool ça, je déprime maintenant.

Cas 2-La femme: Je nage dans le bonheur.
Le mari: Je ne te trompe pas, Cindy !
La femme: Cool, je nage toujours dans le bonheur !

La vérité peut donc être cause du bonheur ou, au contraire, emmerder les gens.
D’une autre manière, on peut très bien faire chier le monde comme Schopenhauer et les autres rigolos et dire que le bonheur n’existe pas, que ce n’est pas la peine de le chercher parce qu’on ne le trouvera pas et qu’au moins, à défaut d’un bonheur inexistant, on aura la vérité pour se consoler et pour être sûr d’être d’en le vrai. Au contraire de tous ces imbéciles qui croient au bonheur parce qu’ils ont trop fumés d’herbe.
(A ce point précis, le correcteur ne peut qu’apprécier votre démonstration parce qu’il a lui même une vie de merde.)
Mon copain cuisinier, qui aurait très bien pu avoir un doctorat de philosophie, disait toujours: « La vérité, y’a que ça de vrai ». Après ça, il n’y a rien à rajouter parce que là je dis « respect, mec. T’as trop raison ». D’un autre côté, il s’est suicidé il y a peu de temps parce qu’on lui avait enfin avoué que son risotto était franchement dégueulasse, comme quoi…(Voilà une superbe transition, j’aurai pu déveloper plus, mais je n’ai pas le temps. En revanche, j’espère que vous avez évités de parler de l’émission « y’a que la vérité qui compte ». Je pense que cela ferait mauvaise impression)

II-Le bonheur, c’est pas si mal !
J’entends souvent dire mon ami Dieu, qui est omniscient et que je connais depuis sa prime jeunesse, qu’il n’est pas heureux. Devant mon étonnement à la suite de cette déclaration, il s’est expliqué: « Tu sais, Abricot, que je sais tout sur tout puisque j’ai tout fait. Eh bien, au risque de me froisser, je crois que tout ce que j’ai fait est passablement nul ». Je lui ai répondu que c’était qu’il n’avait pas confiance en lui, que ce qu’il avait fait n’était pas si mal et qu’il se jugeait trop sévèrement. Il m’a alors donné l’exemple de l’allégorie de la caverne de Platon en me démontrant que les personnages de la caverne ne savaient rien des réalités du monde et qu’ils ne s’en souciaient guère. Il m’a ensuite avoué qu’il aurait aimé être hédoniste ou anarchiste mais qu’il avait peur de devenir schizophrène. Dieu me faisait tellement pitié que je lui ai donné un grand coup de batte de base-ball sur la tête qui l’assomma tout à fait. A son réveil, il ne se souvenait plus de rien et affichait sur son visage le sourire béat des simples d’esprit. Je lui ai rendu un fier service. (Théoriquement, il n’est pas interdit de mettre un peu de fiction dans une dissertation de philosophie. C’est déconseillé en tout cas, mais moi je m’en fous. On aurait pu développer un peu plus ici, mais je suis fénéant.)

La conclusion tant attendue

A la vue des preuves établies ci-dessus, il est entendu que l’on peu choisir ce que l’on veut entre la vérité ou le bonheur pourvu que ce soit en connaissance de cause. Si monsieur le correcteur vient critiquer ma conclusion du fait que je ne réponde même pas à ma problématique, qu’il le fasse. Moi je ne suis pas comme certains philosophes à l’ego surdimensionnés qui pensent avoir réponse à tout sans comprendre rien. Question: Me suis-je simplement fait plaisir ou ai-je par ailleurs établi une vérité profonde ?
(C’est tout ce qu’il fallait faire. Si votre copie ressemble à ce que j’ai fait, vous pouvez compter au minimum 17 si elle est corrigée par une huître non cartésienne. )

Les boulangers sont-ils tous communistes ?

Les boulangers sont-ils tous communistes ?

Au risque de choquer les décérébrés amateurs de baguettes, je vais vous affirmer que oui (remarquez le pléonasme). Oui, c’est bien vrai.

Comment ? Pourquoi? L’hérédité d’abord, les boulangers font des enfants, ceux-ci son integré dans un milieu culturel malsain qui les contraint à un déterminisme qui fera d’eux des boulangers communistes (encore un pléonasme, décidément …). Vous me direz que je n’explique rien, c’est vrai. J’expose les faits pour l’instant.

Intéressons-nous alors au travail du boulanger de manière basique : Faire du pain. Je vous vois déjà rire : « Mr Abricot se moque vraiment de nous. Il va maintenant nous affirmer que le pain est communiste parce qu’il a été pétri dans un environnement de boulanger communiste et que comme il n’a pas la capacité de devenir boulanger il s’est contenté de devenir communiste « . Je tiens à vous dire, cher lecteur, que cette pensée me fait du mal. Oui, je suis doublement peiné. Premièrement, j’ai mal du fait que vous ridiculisiez ainsi ma façon de penser grotesque (pléonasme encore). Deuxièmement, ça m’ennuie de vous le dire, mais vous avez tout à fait raison en ce qui concerne le pain communiste.

Le retour

Je m’excuse auprès de tous mes lecteurs réguliers (existent-ils ?) d’avoir abandonné à l’oubli ce petit espace de génie.

Je ne veux pas me perdre dans des justifications sans fin expliquant mon absence, mais je vous le doit bien.

Sachez donc qu’en mars j’ai appris que j’avais un cancer de l’oesophage qui a necessité un traitement assez lourd, et une conséquence facheuse a été que je suis devenu sourd de l’oreille droite. J’ai ensuite eu des problèmes d’argents suite a un procès perdu pour escroquerie à la carte bancaire. Mes biens ont été saisie par un huissier, dont mon ordinateur, ce qui m’a privé de l’accès à Internet pendant plusieurs mois. Enfin, pour couronner le tout, je consulte un psy parce que je suis devenu mythomane. Vous pouvez croire ça vous ?

Bref, vous pouvez me faire confiance si je vous dis que je prendrais soin de tenir ce blog à jour du mieux que je peux.

Comment ça vous ne me faites pas confiance ?

Bande de fruits !