Biographie de Wanaï Jack pour embêter Wanaï Jack

Il était une fois un jeune homme à qui Dame Nature avait oublié de faire don de beauté. Il s’appelait Jacques. Pour « réparer » cette erreur, elle lui a fait don d’un ego démesuré, si bien qu’il pourrait ainsi se trouver mieux que tout le monde et ne pas souffrir du moindre complexe. En grandissant, l’enfant eut du mal à apprendre les choses simples de la vie, car il était persuadé de savoir déjà tout mieux que les autres. Il réfuta longtemps les mathématiques, arguant que zéro et zéro faisaisent un, mais, quand on lui tandis deux mains vides, il fut bien obligé de reconnaître que ces deux rien là ne faisaient pas un billet de 50 francs, son argent de poche du mois. Par contre, on ne put jamais lui enseigner le français, différentes orthographes produisant le même son, il décréta qu’il était inutile de savoir les différencier suivant le contexte. Il eut par ailleurs le même problème plus tard, en anglais, prétextant être un homme-haricot (human bean) et pas un être humain (human being). Les années passaient et l’ego du jeune homme amplifia avec l’âge, si bien qu’au moment de l’adolescence il sortit de lui-même et décréta en savoir plus sur les autres qu’eux même n’en savaient sur eux-mêmes. Il était devenu « objectif » !
Incapable de comprendre la philosophie- la pensée fausse des autres moutons-, il décréta qu’ils avaient tous torts, de Socrate à son prof de philo de terminale. Sur sa copie de baccalauréat, il fustigea la célèbre citation de Descartes, mettant habilement en évidence que les choses « étaient », mais n’avaient pas de neurones pour penser. Le correcteur était un idiot et lui mit deux, moins deux points pour l’orthographe.
Ayant lu pas moins de quatre ou cinq livres de vulgarisation scientifique, le jeune homme s’estimait brillant et bien au-dessus des masses ovines. Il choisit donc un métier à la hauteur de ses capacités intellectuelles et devint polyvalent de bureau. À la vue de jeunes secrétaires, les hormones du petit génie se mirent en ébullition, et l’idée d’utiliser ce qu’il y avait au-dessous de sa ceinture le démangea. Ayant vu un film américain où un homme invitait une femme au restaurant et où, ensuite, ils faisaient l’amour, Jacques en fit de même et invita une des secrétaires au kebab du coin. Par chance, elle accepta.
La soirée se passait bien, pour lui, et il n’avait pas arrêté de parler de lui-même en mettant en avant ses quelques connaissances de la mécanique quantique qu’il avait lues dans « Science et Vie ». Après le dîner, Jacques raccompagna la demoiselle chez elle. Une fois arrivé, Jacques tenta de l’embrasser devant le pas de la porte. Elle recula. Jacques tomba des nues ! Il lui demanda si elle voulait quand même coucher avec lui, mais elle refusa, étrangement offusquée, et lui claqua la porte au nez.
Jacques venait de comprendre les femmes. Elles faisaient miroiter aux hommes un peu de sexe pour les manipuler et pour leur refuser l’entrée ensuite. Il s’était fait manipuler, lui, Jacques ! Elle avait caché ses intentions. Si elle ne voulait pas coucher avec lui, alors pourquoi avoir accepté le dîner ? Elle avait utilisé le second degré pour le manipuler, pour l’obliger à la séduire, pour qu’elle lui accorde de coucher avec elle. Jacques n’était pas de ceux-là, il était honnête et trop grand pour jouer aux jeux du second degré et du mensonge. Il ne cherchait pas l’amour, juste coucher avec une femme. Et là, il mit le doigt sur l’épineux problème:
Les femmes étaient subjectives, elles utilisaient les hommes depuis 2000 ans en se servant du sexe. Jésus avait été le précurseur du cataclysme. Il avait utilisé le second degré avec ses paraboles pour coucher avec le plus de femmes possible. Elles y prirent goût et l’obscurantisme toucha l’occident . Les pauvres hommes, torturés par leurs besoins hormonaux, avaient été obligés de lutter entre eux pour obtenir du sexe: la concurrence universelle était née. Dès lors, le subjectivisme gagna du terrain et les inégalités furent crées. La pauvreté vit le jour, la famine commença à faire ses ravages, la peste fit son apparition, ainsi que d’autres choses tout aussi nuisibles comme l’art et l’humour. Et tout ça dans l’indifférence générale, parce que les hommes ne pensaient plus qu’à eux même, ils n’étaient plus objectifs !
Alors, Jacques se vit comme le seul être capable de changer les choses, de faire un monde meilleur. C’est pour cela qu’avec une audace à la grandeur de sa démesure… il a créé un blog sur msn.

Attention, il est méchant !

Au passage, je n’ai toujours pas Internet chez moi, et avec l’année scolaire qui reprend (oui, je ne suis malheureusement plus en fac), j’aurais peut-être moins le loisir de me connecter ailleurs. Alors, ne vous inquietez pas s’ il se produit une dispartion.

Un xylophone pour deux

Un xylophone pour deux


Liste des personnages:

Le policier (antisémite)
Jean (antisémite)
Le juif (orthodoxe)
Le prince (catholique)
Les villageois (divers)
La princesse (comme le prince)
Le mulet (mort)
Le présentateur (idiot)
L’homme invisible (inconnu): il n’apparaît que lorsque l’un des personnages est directeur de cirque
Le xylophone (pyromane)

Acte I
Un homme est endormi sur le sol, c’est Jean. Un policier entre et le réveille.

Le policier: Monsieur, avez-vous l’heure ?
Jean (somnolant, avec un coupe-ongle caché dans la poche de sa veste) : Bien tristes sont les betteraves qui prennent les trains pour des chaussettes, car elles auront bien du mal à les enfiler.
Le policier: Silence, j’entends du bruit.
Un juif entre en scène, il sifflote l’hymne national autrichien. Jean et le policier le chassent à l’aide d’un aérosol insecticide. Le juif sort en pleurant. Jean et le policier sautillent et sortent de la scène de l’autre côté.
Rideau.

Acte II

La scène représente une ferme traditionnelle moyenâgeuse. Entre un prince Italien. Il sort un briquet, mais ne semble pas savoir comment s’en servir. Il prend feu. Quelques villageois accourent pour éteindre l’incendie à l’aide d’un vieux mulet. Une fois le feu éteint, la princesse entre. Elle exige d’être ignifugée.

La princesse: J’exige d’être ignifugée !
Les villageois: Appelons le directeur du cirque !
Le directeur du cirque arrive avec deux chevaux et un éléphant.
L’homme invisible (invisible): Je suis là ! Je suis là !
Un des chevaux prend peur et s’enfuis. La princesse essaie de le rattraper dans le but de lui faire visiter un musée d’art contemporain. L’instant d’après, le prince se relève. Il salue le directeur du cirque et monte sur l’éléphant. tous les personnages sortent de scène.
Rideau.

Acte III

La scène représente le plateau d’une émission TV. Le juif est assis à la place de l’invité et le présentateur à la place du présentateur. On entend la musique d’un générique.

Le présentateur: Bonjour et bienvenue dans une nouvelle émission de Théatre. Aujourd’hui, j’accueille un auteur-metteur en scène juif pour qu’il nous parle de sa nouvelle pièce: La princesse ignifugée. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Le juif: Bonjour ! Tout d’abord, cette pièce est importante pour moi parce qu…
Le présentateur: Parce qu’elle est autobiographique ?
Le juif: Non, pas du tout.
Le présentateur: N’avez-vous pas, il y a quelques années, été sujet à un acte d’antisémitisme quand deux personnes vous ont aspergés d’insecticide ?
Le juif: Oui, c’est le cas, mais ma pièce n’est pas…
Le présentateur (lui montrant un aérosol insecticide): N’était-ce pas une bombe aérosol insecticide comme celle-ci ?
Le juif: Oui, en effet, mais en aucun cas ma pièce…
Jean et le policier entrent sur le plateau.
Le présentateur: N’étais-ce pas ces deux individus qui ont vaporisé l’insecticide sur vous ?
Le juif: Ce sont eux, mais où voulez-vous en venir ?
Jean et le policier prennent l’aérosol des mains du présentateur et vaporisent son contenu sur le juif. Il quitte la scène en pleurant. Le présentateur, Jean et le policier sortent de l’autre côté en sautillant.
Rideau.

Acte IV

Un xylophone entre sur scène. Rideau.

Acte V

On entend des percussions effectuées sur le xylophone. Le rideau s’ouvre, la scène est vide. Entrent le policier et Jean. Le xylophone tombe du ciel et les écrase. Le juif entre du côté droit, la princesse du côté gauche. Ils se précipitent sur le xylophone.

Le juif: À moi le xylophone !
La princesse: Non, à moi !

Subitement, ils prennent feu.



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