Les pensées de l’abricot #1

Mon Dieu, j’ai l’impression parfois d’être un calamar géant. Quand cela va-t-il finir ? Et les Australiens, pensent-ils toujours à Karl Marx en des termes inadéquats, comme s’ils essayaient de répondre à la grande question de la vie : “Si je meurs en portant un pull noir, rencontrerais-je Urbain II au paradis ?”. Tout cela n’a pas d’importance en fin de compte, et un Byzantin ne dirait pas le contraire. Quid du prix des papiers peints. On sombre malheureureseument un peu trop dans l’excès et on pèche quand on doit tirer au sort à qui on doit pincer le nez. Je crois que j’ai tort dans tous les cas, mais je m’en sors bien. Après tout, Crassus a eu un sort bien pire que le mien. Je m’entends. Les calamars géants n’ont décidément pas le périmètre facile.
Multicastor.

Les 300 et la banane

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un film que j’ai vu hier et qui
s’appelle « 300 « . Titre totalement inapproprié : Nous
n’étions qu’une
soixantaine dans la salle. Passons. C’est un film de Zack Snyder,
adapté d’une BD de Frank Miller.

L’histoire : Elle
commence par l’arrivée à Sparte d’un messager qui
confie au roi Spartiate Léonidas l’intention du roi Perse Xerxès
d’occuper provisoirement une petite partie du territoire grec pour
organiser un petit jeu :
Xerxès devant cacher une banane
quelque part
en Grèce qui serait l’objet d’une grande chasse au
trésor pour quelques
Perses invités pour l’occasion. Léonidas n’est
pas dupe et envoie
paître le messager.

Le temps de
l’invasion des Perse approchant, Léonidas voit là
l’occasion de faire un coup d’éclat et part à la
rencontre des
centaines de milliers de Perses en compagnie de 299 vaillants guerriers
qui finiront tous par mourir à la fin.

C’est, tout comme la BD, une adaptation historique très
libre de la
bataille des Thermopyles. L’accent a été
porté sur l’aspect esthétique.
Toutes les scènes sont filmées au ralenti, si
bien qu’au final le
réalisateur réussit à tirer habilement
un film de son projet initial de
court-métrage. Les effets spéciaux sont
très réussis et on ne distingue
même plus le fond bleu sur lequel le film a
été tourné. Même le ciel
est sépia pendant tout le film. Tout au long du métrage, et
même pendant
les batailles, les personnages sont très peu
vêtus, et j’imagine
qu’ainsi de substantielles économies ont
été réalisées.  Le
film est-il
bon ? Oui, indubitablement ! Un de mes films
préférés ! Je le placerai
volontiers au panthéon cinématographique entre
l’étourdissant Batman et
Robin
de Joël Schumacher et l’inoubliable illusionniste (dont
j’avais
fait la critique).

Bref : Un
chef-d’oeuvre qui ravira les moins ornithoptère d’entre
nous.

Note
: 0.9²/20

Histoire inintéressante #14

C’est l’histoire de trois astronautes américains, que nous appellerons John, Henry et Karl, qui s’envolent à bord d’une navette spatiale en direction de Mars. Des traces de vie sur la planète rouge ayant été trouvées, les trois hommes ont pour mission de ramener un martien sur terre. Après un long voyage, ils atterrissent. Une fois dans leur combinaison spatiale sur le sol martien, ils décident d’un concours: celui qui trouverait le premier un martien serait exempt de la corvée de nettoyage de la navette pendant tout le voyage retour. Ils partent alors tous dans des directions opposées avec entrain. Les heures passent.

Karl revient le premier, bredouille. Il attend les autres. Henry arrive peu après, sans plus de succès.
Les heures passent, puis les jours. N’ayant plus aucune nouvelle de John depuis tout ce temps, les deux autres se résignent à faire leur deuil et quittent Mars.

Deux ans plus tard, une nouvelle mission d’exploration est lancée. À bord du nouvel engin, nous retrouvons Karl et Henry (un autre astronaute est présent avec eux, mais nous n’en parlerons pas parce qu’il est protestant). L’engin spatial atterrit. Et quelle n’est pas la surprise de Karl et de Henry quand, juste en sortant du vaisseau, ils trouvent un petit comité d’accueil en la personne de John qui les reçoit à bras ouverts.
Karl, stupéfait, s’empresse de lui demander:
-Mais, comment est-ce possible ?
Et là, John, honteux qu’il est, baisse la tête et dit:
-Jolies chaussures.