QdJ: Aussi loin que je puisse remonter

Quel est votre plus ancien souvenir ?
Suggéré par Alain (Alain ?).

Excellente question, ma foi ! Celui qui l'a posé doit être un sage dans son genre. Eh bien, mon plus ancien souvenir, le voilà :
    Il s'agit de mon deuxième (ou troisième) anniversaire. Il y a ma maman, mon papa, ma grand-mère paternelle, le beau-père de mon père, un gâteau et puis d'autres personnes. Voilà, c'est tout. Je sais, c'est peu, mais il est difficile de se rappeler de tous les détails quand on est aussi petit, vous savez. Bon, je vous fais une fleur, j'ai accepté de me faire hypnotiser pour retrouver toutes les petites choses cachées par mon inconscient. Ce qui suit est la transcription de la conversation qui a eue lieu entre mon hypnotiseur et moi-même :

-Alain (Alain ?), vous êtes fatigué, très fatigué. Votre corps est lourd, très lourd, comme après avoir mangé un gros plat de lasagnes. Vos paupières sont lourdes elles aussi, fermez-les donc. Détendez-vous, laissez tomber vos bras. Quand j'aurais compté jusqu'à 10, vous serez complètement endormi. 1…2…3…
-Je peux avoir un oreiller ?
-oui, bien sûr, tenez. 3…4…5
-Bonne nuit !
-Oui, bonne, nuit, mais ne parlez plus. 6…7…8…9…10… Vous êtes endormi ?
-ouais.
-Rappelez-vous, votre anniversaire, il y a bien longtemps. Il y a un gâteau et des gens, vous vous rappelez ?
-Oh oui, un gâteau. Un gros gâteau !
-Observez-le attentivement. Combien y a-t-il de bougies ?
-Une. Une grosse en forme de deux.
-Bien, qui est présent autour du gâteau ? Votre maman, votre papa ? Vos grands-parents ?
-Oui. Ah oui, ils sont là. Oh ! Des cadeaux !
-Plus tard. Qui d'autre est présent ? 
-Il y a… je ne vois pas très bien, c'est flou.
-Concentrez-vous attentivement !
-C'est…Oui, c'est Philippe Gildas.
-Vraiment ?
-Oui, c'est sûr !
-Vous êtes sûr que ce n'est pas la télévision ?
-Ah oui, peut-être.
-Qui d'autre ?
-Un animal !
-De quelle sorte ?
-C'est… C'est un grizzli !
-Vous êtes certain qu'il n'est pas dans la télévision ?
-Non non ! Ne souffle pas ma bougie ! Non ! Maman ! Maman ! Il a soufflé ma bougie ! Ahhhhh ! Des chauves-souris dans les yeux… Ahhhhh ! Non ! Pas le téléphone ! Ahhhh ! Maman !
-Détendez-vous ! Calmez-vous ! Ils ne peuvent pas vous faire du mal, vous êtes en sécurité !
-Non ! Pas le téléphone ! Maman ! Le grizzli, il veut téléphoner à l'étranger. C'est un numéro surtaxé en plus ! Ahhhh ! Maman !
-Détendez-vous ! Quand j'aurais compté jusqu'à 10 vous serez complètement éveillé ! 1…
-Non, pas les dents ! Pas les dents !
-2….3…
-Attention ! Un canadair !
-4,5,6,7
-Fais gaffe aux communistes ! Ahhhh
-8, 9 10 !
*Alain (Alain ?) se réveille*
-Alors, qu'est-ce que j'ai raconté ?
-Rien de concluant.

Voilà, je ne peux vous donner plus de précisions, même si j'aimerais vraiment savoir ce qui s'est passé moi-même.

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Explication du temps

En parfaite connaissance des limites intellectuelles du lecteur moyen de mon blog, j'ai décidé de vous expliquer le temps. Ce n'est pas une mince affaire, croyez-moi !
Premièrement : à quoi on reconnaît le temps ? Plus simplement, comme reconnaître ce qui est du temps et ce qui n'en est pas !

Exercice : regardez les deux images suivantes :

Aucune de ces deux images ne montre le temps. La raison en est toute simple : le temps est immatériel. Dès lors, il m'est impossible de vous montrer une photo ou même un croquis (je ne sais pas faire de croquis) .

Deuxièmement : j'ai démontré en premièrement que le temps n'est pas visible à l'oeil nu, pas plus qu'au microscope le plus évolué. De fait, on ne peut être certain de son existence. Il n'existe, en réalité, que dans les esprits dérangés de ces espèces de scientifiques parmi les plus controversés. Ce n'est qu'une théorie encore plus improbable que celle de l'évolution, de la relativité générale ou de l'expansion de l'univers. La vérité est toute simple : Le temps a été inventé par les fabriquants d'horloges et de montres pour vous faire acheter, idiots de consommateurs serviles que vous êtes, des objets inutiles avec des aiguilles qui tournent pour rien.

Troisièmement: à la lumière des premièrement et deuxièmement, vous pouvez dès à présent vous débarrasser de vos montres, pendules murales, horloges, radio-réveils, téléphones portables (puisqu'ils donnent l'heure eux aussi), et puis votre télé, votre ordinateur, votre chien et vous-même (car il est bien connu que les animaux ont une horloge interne). Oh, et puis balancez le monde entier pendant que vous y êtes ! C'est la fin de monde ! La fin du monde ! Vous allez tous mourir ! Ahhhhhh ! Ahhhhh ! Ahhhhhh!

Bon, vite, faut que je file, j'ai oublié de faire les courses.

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QdJ: Mauvais rêve

Quel est le cauchemar le plus terrifiant que vous ayez fait ?

J'étais dans un train avec le professeur B. qui, au cours de mon rêve, se transforma successivement en femme, en inspecteur des impôts, en kiwi et enfin en permis de conduire en cuir crocodile. J'allais je ne sais où (à Pragues probablement). Nous étions dans un compartiment où étaient également installés une Anglaise et son tapir. C'est à ce moment que j'ai fait la remarque au professeur : "S'ils laissent même monter les Anglais, où va-t-on ?" Le tapir me sauta dessus, puis tenta de me lécher le visage. L'instant d'après, j'étais moi-même le tapir et le professeur B., qui avait à présent changé de sexe, affirmait qu'il fallait me faire piquer. Lancer des yeux de tapir battu à ma propriétaire anglaise, qui était entre-temps devenu un bidon d'huile, fut sans résultat. Un contrôleur passa, je n'avais plus mon billet. J'ai essayé d'expliquer en polonais que c'est le contrôleur des impôts qui me l'avait volé, mais il était à présent un kiwi.Rien à faire. Je fus emporté par le contrôleur du train, qui était à présent un moustachu, en dehors du compartiment qui ressemblait en tout point de vue à une usine de sidérurgie. Pour rembourser le prix des billets, on me fit savoir qu'il faudrait que j'y travaille jour et nuit pendant cinq mois. Sans plus de ménagement, on me jeta dans une cuve de métal en fusion avec pour instruction de la nettoyer. Tandis que je me brûlais copieusement, je voyais un nombre important de personne mal intentionnées que je connaissais se presser autour de la piscine (la cuve était devenue une baignoire, puis une piscine) et se moquer de moi parce que je n'avais pas de maillot de bain (j'étais donc tout nu). Tous essayaient soit de me noyer, soit me faire sortir de l'eau pour m'exposer aux regards rieurs des innombrables nazis présent. Pour en finir, je me suis noyé volontairement. J'étais mort, mais toujours en vie. J'étais à présent sur la scène d'un opéra avec un violon entre les mains. Tous les projecteurs étaient braqués sur moi. J'ai tenté quelques notes et, à ma grande surprise, j'en jouais merveilleusement bien. Mais les nazis ont débarqué, m'annonçant que je jouais le mauvais concerto et ont commencé à me ruer de coups. Il y avait également un permis de conduire en cuir crocodile que je savais être le professeur B qui répétait à envie le mot "provision". C'est à peu près là que je me suis réveillé.

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Présentation

Cette première note s’adresse à ceux qui ne me connaissent pas, les autres, vous êtes tout de même autorisés à lire.
La première chose à faire est de se présenter, naturellement. Mon nom est Alain (Alain ?) ou M.Abricot ou abricot ou ce que vous voulez, tant que ce n’est pas insultant pour ma personne.

Ce que je fais dans la vie (à part bloguer) : Est-il nécessaire de faire mon malin, de dire que j’ai un doctorat en sciences historiques de chimie, un autre de psychologie politique et un troisième de théologie organique ? Non, bien entendu, mais il faut le préciser. Je suis souvent invité à divers colloques du côté de Lille. J’ai publié de nombreux essais sur la philanthropie génétique et les régimes minceurs, et je suis aussi un chroniqueur régulier de France Culture où l’on m’annonce traditionnellement sous le sobriquet du Melon Chantant. En 2007, je suis également apparu en tant que figurant dans un téléfilm de France 2 (Les deux dépressifs sauvages) où je jouais le rôle de la départementale 27. J’ajouterai aussi que je ne sais pas nager et que j’ai peur des clowns. Voilà, vous savez à peu près tout. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, ce n’est qu’une première note. Vous, ça va ?

70 000 morts à Cannes !

Un chiffre impressionnant, n'est-ce pas ? C'est que c'est une vraie guerre qui a eu lieu ! Cela dit, je tiens à éviter tout malentendu en précisant qu'il s'agit non de la ville de Cannes en France que je suis en train de parler, mais de Cannes en Italie. Et la bataille dont il s'agit s'est déroulée il y a bien longtemps, le 2 Aout 216 av J.-C. Criez à l'arnaque tant que vous voulez !

Rappelons le contexte : Les Carthaginois, en pétard depuis la première guerre punique perdue (264 -241 av J.-C.) n'ont pas manqué de garder les plus mauvaises relations diplomatiques qui soient avec Rome. Poussant à la guerre, ils l'obtiennent en -218. Hannibal Barca, leur général, monte une armée conséquente, composé d'une belle infanterie dotée d'éléphants (est-il besoin de préciser que Carthage se trouve en Afrique du Nord ?) et part à la conquête de Rome, passant par l'Espagne et la Gaule. Il ne rencontre presque aucune résistance dans le début du trajet, tout juste perd-il la grande majorité de ses éléphants dans les Alpes. S'ensuivent deux batailles victorieuses. Là, le consul Varron rassemble une vaste armée pour stopper Hannibal à Cannes, un terrain qu'il croit propice à la victoire.

Et le fait est que le jour de la bataille, les romains sont en nombre vachement plus important que les Carthaginois. Ils se disent que c'est du tout cuit. Et alors que la cavalerie et l'infanterie romaine foncent dans le tas, le front carthaginois recule, la cavalerie d'Hannibal fait le tour et encercle les romains, coincés comme pas deux, ne pouvant éviter de se faire embrocher comme des saucisses.

La victoire est éclatante pour Carthage ! Plus de 60000 morts côté Romain, un peu plus de 10 000 côté Carthaginois, ça dépote ! En fin de compte, c'est pourtant Rome qui gagna la guerre, grâce à de grosses lacunes logistiques d'Hannibal. Quand même, on s'amusait plus que sur la Croisette !

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