Aßemba 2.0

Votre vie en sera changée à jamais.

Nou, Lɐ Ɔlnq Aßɘɯqɐīsʇɘ N’ɘsʇ Pɐs Woɹʇɘ ¡ Ellɘ Esʇ Tonɾonɹs Auǃɯĕɘ Pɐɹ Uuɘ Pɘʇǃʇɘ Ēbnǃdɘ p’Iɹɹĕpnɔʇǃqlɘs Bɐɹqɐɹɘs Dɘ Lɐ Lɐuƃnɘ Fɹɐuçɐǃsɘ. Adɹĕs Vons Aʌoǃɹ Fonɹuǃ Gɹɐɔǃɘnsɘɯɘuʇ Lɐ Polǃɔɘ Aßɘɯqɐ, Voǃɔǃ Ponɹ Vons Lɐ Tɹɐpnɔʇɹǃɔɘ Uuǃɔopɘ Dɘ L’ɐßɘɯqɐ, Ēƃɐlɘɯɘuʇ Addɘlĕɘ : Aßɘɯqɐīzɘɹ.

Fɐǃʇɘs ʌons dlɐǃsǃɹ ¡

(Noʇɘ : Lɐ Ɔlnq Aßɘɯqɐīsʇɘ N’ɐ Pɐs Euɔoɹɘ Eßɐʎĕ Dɘ Ɔɹoǃsɘɹ Ɔɘs Dɹðlɘs Dɘ Ɔɐɹɐɔʇĕɹɘs Aʌɘɔ Lɐ Polǃɔɘ Aßɘɯqɐ. Vons Ēʇɘs Douɔ Iuʌǃʇĕɘs Å Fɐǃɹɘ Pɹɘnʌɘ Dɘ Lɐ Plns Gɹɐupɘ Pɹnpɘuɔɘ ¡)

Je Suis Un Lion

Extrait d’un roman à succès roumain.

« Certains vous diront qu’ils étaient huit, d’autres quatre, d’autres encore vous diront qu’il n’y en avait aucun. Personne, en revanche, ne sera capable de vous décrire ce qu’ils étaient en train de compter.

Marie était dans le parc, à 18h30. Elle attendait François. Une heure passa.

« Je t’ai eu ! » cria Simon, le lion de Roger. Roger avait a présent remplacé  Simon à l’intérieur de la cage, et le lion paradait dans toute la ville en tirant la charrette pour qu’on admire sa prise. Le lion était fier.

Il y en avait trop à compter ! Trop !

François envoya un SMS. Il serait en retard. Il priait Marie de l’excuser. À la fin du message se trouvait un smiley qu’elle ne comprit pas. Il faisait « :-}~ »

Roger rugissait comme un beau lion. Il montrait ce qui lui restait de dents et parvenait brillamment à effrayer de nombreux jeunes enfants. La plupart des badauds étaient consternés. Cela n’entamait ni la détermination de Roger, ni la gloire du lion Simon.

Ils étaient huit, seize, trente-deux et continuaient à se multiplier. Bientôt on allait manquer de caleçons propres.

Marie vit arriver François. François vit Marie l’attendre. François prit peur. Marie aussi. Tout deux se mirent à courir dans le sens opposé avec ridicule. Il ne restait plus personne dans ce petit coin du parc.

Le lion avait faim. Le lion se jeta sur les gens de la ville, mais ceux-ci arrivèrent à se protéger à l’aide de parapluies. Simon essaya alors de manger Roger, mais il était trop tard : Roger avait mangé Roger. »

« Je Suis Un Lion », d’Yvan Labrowsky (non publié en français)