Pourquoi, Abricot ?

Alain (Alain ?) : Abricot, tu ne blogues plus.    
Abricot : C’est exact.    
Alain (Alain ?) : Dis-moi pourquoi. Explique-toi ! 
Abricot : Eh bien, pour tout dire…    
Alain (Alain ?) : Allonge-toi sur le divan !    
Abricot : Ah ! Bien ! Voilà. Alors je disais… Alors, tu vois, pour bloguer, il faut des idées, puis du temps, puis l’envie d’utiliser ce temps précis pour blogueur au lieu de faire autre chose. Et du temps… !    
Alain (Alain ?) : Oui… ?    
Abricot : Le temps… ? 
Alain (Alain ?) : Tu n’as pas fini ta phrase. 
Abricot : Vraiment ?    
Alain (Alain ?) : Oui, deux fois. 
Abricot : Ce que je peux être distrait. Sinon, toi, ça va ?    
Alain (Alain ?) : Tu sais, la routine. Tiens, il y a pas longtemps, j’ai eu un patient qui était persuadé que son hamster volait ses caleçons. Pour le punir, tous les soirs il plaçait un porte-clé dans la cage de l’animal. Il a répété ce jeu là pendant deux semaines jusqu’à ce que le hamster avoue qu’il les revendait à l’Indien qui habitait en dessous de chez lui. Alors, mon patient descend jusque chez son voisin, accompagné de son hamster et sonne chez l’Indien. L’indien ouvre la porte, voit mon patient avec son hamster et saute par la fenêtre, du haut du huitième étage, et se tue sur le coup. Mon patient appelle les secours, récupère ses caleçons et remonte chez lui. Plus tard, les flics sonnent chez lui pour lui demander des explications. Là, mon patient panique et essaie d’avaler son hamster. Les flics réagissent et lui font recracher le hamster. Juste après, mon patient essaie de s’échapper et saute à son tour par la fenêtre, se tuant lui aussi sur le coup. Non, attends, c’est le hamster qui s’est suicidé.    
Abricot : Je ne te crois pas.    
Alain (Alain ?) : Tu as tort, regarde, j’ai dans ma poche ce hamster mort. A présent que tu l’as sous les yeux, tu ne peux nier que je viens de te raconter la vérité. 
Abricot : C’est immonde, jette ça tout de suite. Ton patient n’était pas fou alors ?    
Alain (Alain ?) : Quel patient ?    
Abricot : Je ne comprends pas.    
Alain (Alain ?) : Moi non plus. Tu veux une banane ?   
Abricot : Oui.    
Alain (Alain ?) : Tiens. 
Abricot : Merci.    
Alain (Alain ?) : C’est une banane.    
Abricot : J’ai remarqué.    
Alain (Alain ?) : On parlait de toi, là, non ?   
Abricot : Je ne sais plus. Non, on parlait de hamsters morts.    
Alain (Alain ?) : Tu en veux un ?    
Abricot : Non, merci, j’ai déjà ma banane.    
Alain (Alain ?) : Au fait, pourquoi tu ne blogues plus ?    
Abricot : Un hamster mort ! Donne-le moi tout de suite ! 
Alain (Alain ?) : C’est mignon. Tu peux le décorer si tu veux.    
Abricot : Tu penses bien !    
Alain (Alain ?) : Tu trouves ?    
Abricot : Non, merci, j’ai déjà ma banane.    
Alain (Alain ?) : Ah !    
Abricot : T’as des pansements ?   
Alain (Alain ?) : Non, pourquoi ?    
Abricot : Pour Georges. 
Alain (Alain ?) : Qui ?    
Abricot : Le hamster ! 
Alain (Alain ?) : Il s’appelle Georges ?    
Abricot : A toi de me le dire.   
Alain (Alain ?) : Pourquoi moi ? 
Abricot : C’est le tien. 
Alain (Alain ?) : Certainement pas. 
Abricot : Tu viens de me le donner.    
Alain (Alain ?) : Non. Dis, tu portes des slips ou des caleçons ?    
Abricot : Pourquoi tu veux savoir ?   
Alain (Alain ?) : Comme ça.    
Abricot : Je sais plus.   
Alain (Alain ?) : Regarde ! 
Abricot : D’accord, mais retourne-toi !   
Alain (Alain ?) : Ok. (un temps) Alors ? 
Abricot : Rien.    
Alain (Alain ?) : Rien ?    
Abricot : Non, rien. 
Alain (Alain ?) : Pourquoi ?    
Abricot : Je sais plus. T’as des pansements ?   
Alain (Alain ?) : Oui, tiens. 
Abricot : Non, merci, j’ai déjà ma banane.    
Alain (Alain ?) : Et ce blog alors ?    
Abricot : Georges ?    
Alain (Alain ?) : Non, ton blog.    
Abricot : J’aime bien. 
Alain (Alain ?) : Cool.    
Abricot : Ouais, cool. Il est tard, là, je dois partir acheter des chaussettes.      
Alain (Alain ?) : Je viens avec toi, j’ai plus de caleçons. Tu veux une banane ?