Soy Un Salero

Personne n’est tout blanc ou tout noir, pour reprendre l’expression consacrée, même si celle-ci est fausse lorsqu’elle concerne les albinos et les centre-africains. Quoiqu’il en soit, même eux peuvent être sympathiques – Précisons tout de même que je ne connais aucun albinos et que j’évite tout préjugé racial, sauf lorsque celui-ci concerne un roux. Là où je veux en venir, c’est qu’il y a deux catégories de gens : Ceux que j’aime bien, ceux dont je peux tolérer l’existence et ce Il existe trois catégories de gens : Ceux que j’aime bien, ceux dont je tolère l’existence, ceux que je n’aime pas vraiment et ceux que je ne peux pas du tout supporter. Quatre catégories de gens donc. Il y a aussi ceux qui ne m’intéressent pas, mais comme je ne m’intéresse pas non plus à cette catégorie… enfin, vous comprenez.

Lorsqu’une nouvelle personne fait son apparition dans les environs proches de mon entourage et que je n’arrive pas à décider dans quelle catégorie placer cette personne, je me livre à de petits tests visant à valider ou non mon sentiment de sympathie. Voici quelques uns de mes procédés que vous pourrez utiliser à votre compte :

– Faire partager des remarques sans intérêt sur le monde alentour en prenant l’air surpris et émerveillé de celui que tout étonne. (Ex : « Regarde, cet arbre a des feuilles ! », « Incroyable ! Il y a une boulangerie au coin de la rue ! », « Tu portes des chaussures ! La vache ! », « Simon et Garfunkel, eh bien en fait, ils sont deux ! ») Si votre interlocuteur est consterné ou rit, c’est bon signe, et s’il ne réagit pas, c’est qu’il a un problème dans sa tête. (note : Même une fois le test réussi ou raté, je continue)

– Multiplier les contacts physiques inappropriés envers cet interlocuteur (qui peut aussi bien être une interlocutrice bien entendu). Cela consiste à tripoter pour n’importe quelle raisons ses oreilles, le nez ou les genoux. Là il faut vous faire votre propre idée car les réactions varient suivant les personnes et peuvent être interprétés de bien des façons. Lorsqu’il s’agit d’un interlocuteur, prendre une attitude résolument homosexuelle peut-être instructif (Note : Quoi qu’il en soit, une fois que j’ai commencé je ne peux pas m’arrêter)

– Manipuler, voler, déplacer les affaires du nouveau venu. Il m’arrive souvent, lors d’un repas, d’échanger quatre à six fois mes assiettes, couverts et verres avec la personne avec qui sympathiser avant que l’on ne soit servit. Enfiler son manteau à la place du sien donne de très bons résultats, ainsi qu’utiliser ses affaires de toilettes (parfums, gels, diverses affaires de maquillage) –  Particulièrement amusant (ou pas) dans mon cas lorsque la nouvelle venue est une fille. (Là encore, aucune raison d’arrêter si vous faites ami-ami avec la personne en question)

– Fixer du regard la personne est un de mes passe-temps favoris. Moins elle vous connaît et plus elle pensera que vous êtes un cas clinique de psychopathologie démentielle.  Si elle ne s’énerve pas, ou mieux, qu’elle vous imite, alors vous pouvez être certain qu’elle est digne de votre estime.

– Enfin, (sans vouloir dire que la liste est exhaustive bien entendu) vous pouvez citer régulièrement Cioran ou des répliques de Dora l’exploratrice, ou même les deux en même temps, à tout bout de champ, pour tester le seuil de tolérance de la nouvelle recrue.

Vous pouvez essayer ces choses les unes après les autres, mais faites quand même très attention à ne pas trop en faire, sinon vous deviendrez insupportable.

 

Salutations !

Bienvenue sur ce formidable blog tout neuf (bande de cloportes) ! C’est avec un enthousiasme non dénué d’enthousiasme que je vous accueille à l’intérieur de ce haut lieu intellectuel ( ainsi qu’intellectuel). Si vous lisez ceci, c’est que vous me connaissez déjà, et si ce n’est pas le cas, vous êtes priés de quitter les lieux sur le champ. Merci.

Que vous dire de plus ? Vous parler de moi ? Je vous en prie ! Ne soyez pas ridicules !
Non, je préfère vous laisser en compagnie d’un artiste que j’apprécie beaucoup : moi-même.