« Le festin d’André » ( Roman+ commentaires de l’auteur sur son travail en cours)

Anna avait une tête de paillasson quand elle s’était réveillée ce matin-là. (Je ne sais pas pourquoi je l’ai appelée Anna, probablement à cause du Tolstoï posé sur mon étagère.  J’ai pensé au paillasson parce que je n’en ai pas et que j’en aurais rudement besoin). Elle s’étonnait toujours des banalités de la vie, et c’est avec surprise qu’elle s’aperçut qu’elle avait dormi dans son lit. (J’ai toujours pensé qu’on ne remarquait jamais assez ces choses-là).
Elle savait qu’elle devait aller travailler, mais ne savait plus où. (C’est pour me donner le temps de lui inventer un travail). Elle était cuisinière. (Voilà, le mot est lancé). Du coup, elle fit le calcul qu’il lui restait un peu de temps avant midi. (Zut, il va falloir que je lui trouve une occupation). Elle décida d’aller acheter un paquet de lessive au supermarché. (Je sais que c’est nul, mais tant pis). Elle quitta donc son appartement (C’est logique, elle n’habitait pas au supermarché. Et je m’en fous si je donne des détails inutiles. Oh, et en parlant de détails, j’ai complètement oublié de la décrire). Elle avait le nez marron et de longs yeux. (Oups, j’ai inversé les adjectifs. Quel fruit !). Elle était en effet métisse et japonaise tout à la fois. (On se rattrape comme on peut). Arrivée au supermarché, elle chercha le rayon lessive. (Oui, je sais, je passe du coq à l’âne). Il était impossible à trouver et elle tournait en rond. (C’est pour donner un petit côté aventure). Un homme passa près d’elle avec un paquet de lessive dans son panier. (Classique. Elle rencontre un bel inconnu et, en plus, je vais pouvoir caser un dialogue). Il parlait le serbo-croate (mais pourquoi est-ce que j’écris ça ? Je suis stupide ou quoi ?).
-Excusez-moi, Monsieur, mais où se trouve le rayon lessive ?
-J’ai déjà serré la main de Churchill et, dans mon jardin, il y a des bégonias.
C’était la seule phrase qu’il connaissait en français. (Je n’allais pas le faire parler en serbo-croate. Je ne connais pas cette langue !)
Anna était déçue (on la comprend), et elle ne trouva jamais le rayon lessive (Ah bon ?).
Fin. (Déjà ? C’est dommage, l’histoire devenait palpitante. Je n’ai même pas pu faire intervenir André. C’était peut-être le serbo-croate d’ailleurs. Honnêtement, que pouvais-je faire à part terminer cette histoire ? Je ne sais pas où il se trouve, moi, ce foutu rayon lessive !)

7 pensées sur “« Le festin d’André » ( Roman+ commentaires de l’auteur sur son travail en cours)”

  1. loooooooooooooooool

    j’adore les parenthèses à la fin de chaque phrase!! ça donne un coté plus plapitant à l’histoire.. ou pas!!

    au fait pourquoi tu ne viendrais pas sur mon forum.. c’est avec grand plaisir que je t’acueillerais!

  2. Zetron: Mais non voyons, c’est complètement différent (ou alors ça vient de moi…)

    Tipierre: Oui, ceux de Michel Onfray par exemple.

    abab: Je n’en doute pas.

    Chilpéric: Rien non plus.

    Titefrog: Merci pour l’invitation, je vais voir ça de ce pas.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *