QdJ: Esprit?

Si je crois aux fantômes ? Bien sûr ! Quelle question ! J'en ai d'ailleurs un juste derrière moi, un autre derrière mon écran et un dernier dans le frigo. Dans l'ordre que je viens d'ennoncer ils se nomment Youssef, Léon et …. et le troisième, j'oublie toujours son nom. Je ne lui parle pas beaucoup à ce dernier. Le plus simple, pour vous faire comprendre, est de demander directement aux intéressés de parler de leur condition d'esprit.

"Youssef, viens mon petit, viens prendre possession du clavier !
– Salut à tous, c'est Youssef ! Alors, là je vous écris depuis le clavier d'Alain (Alain ?), c'est un super copain qui me laisse tout le temps regarder quand il traîne sur des sites de cjdvzh vmv;ùmv (interruption d'Alain (Alain ?) : S'il te plaît, Youssef, parle-nous plutôt de toi, de comment tu es mort, de ce que tu fais ici-bas et ce que tu comptes faire plus tard comme métier). Bien ! Alors, je suis mort il y a un bout de temps, vers… pfiou, ça nous rajeunit pas. C'était dans les années 80, à peu près, j'avais parié à mon frère que je pouvais tenir dans la machine à laver. J'ai réussi à m'y enfermer complètement et comme mon frère n'avait pas assez d'argent sur lui, il m'a laissé dedans, le temps de trouver un peu de liquide. J'ai manqué d'air et puis pouf ! Fantôme ! Après, j'ai commencé à le hanter un peu, comme ça, pour rigoler, mais cet imbécile s'est étouffé avec un morceau d'entrecôte un jour que je lui ai fait peur par derrière. Bref, pour l'instant j'ai pas beaucoup de projets en vue. Un jour, j'ai trouvé la maison que t'habites, Alain (Alain ?), et je m'y suis posé. C'est sympa la campagne.
-Merci, Youssef, c'était très instructif. Léon, si tu veux bien sortir de derrière et raconter toi aussi ton histoire ?
– Bonjour, c'est Léon. Pour commencer, moi je suis mort il y a une douzaine d'années dans un accident de la route. C'était après une soirée un peu arrosée. J'étais en train d'imiter le cri du pélican dans mon auto pour amuser les copains quand un cycliste a déboulé sur ma droite. Heureusement, j'ai réussi à manoeuvrer pour l'éviter, fonçant à travers la vitrine d'un vendeur de chaussures. J'étais encore en vie, le seul parmi les passagers présents. Au moment où je réalisais la chance que j'avais eue, le couguar élevé illégalement par le propriétaire du magasin s'est chargé de finir le travail. J'ai continué à hanter les lieux un moment. Un sex-shop a vite remplacé la boutique du vendeur de chaussure et d'ailleurs, Alain (Alain ?), c'est dans ce sex-shop que je t'ai ckdhbvjjsgd  (interruption d'Alain (Alain ?) : merci beaucoup Léon.) Ah ok, alors je m'arrête.

Je vous aurais bien proposé le témoignage de mon troisième fantôme, celui qui est dans le frigo, mais il est très timide. Cela dit, désolé les mecs, mais c'est le plus utile de vous trois. (Léon : Ouais, ça se comprend.) (Youssef : Y'a pas de mal, c'est la vérité). D'ailleurs, appelons-le !
"Eh ! Truc-Bidule ! Tu peux m'apporter des esquimaux ?"

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