Woody Allen (sans plumes)

Alors oui, non seulement c'est important de voir les films de Woody Allen, mais il est encore plus rigolo de lire quelques-uns de ses bouquins. Particulièrement trois qui me tiennent à cœur et que j'ai lu jusqu'à plus soif, trois recueils de nouvelles :

C'est du grand n'importe quoi et il me serait difficile de dire en quelques mots de quoi ça parle. Cela peut prendre la forme d'idées de quelques lignes, d'aphorismes, plus couramment d'histoires de juifs, raconté à la première personne, écrit comme une savante biographie ou en historien à partir de "listes de blanchissage". Inspiré par la psychanalyse, par Bergman, par la mort, par New-York… il s'y livre à des réflexions surprenantes : "Et si les impressionnistes avaient été dentistes". On peut y apprendre notamment comment a été inventé le sandwich et qui a écrit les œuvres de Shakespeare.

Mais ce qui impressionne le plus, c'est le vertige des réflexions métaphysiques ramenées aux préoccupations des simples mortels. "Je ne sais pas si l'au-delà existe, mais au cas où j'emporterai des caleçons de rechange"," Comment croire en Dieu, alors qu'il est si difficile d'obtenir un plombier le dimanche ?", "Peut-on faire la monnaie de cinq dollars au paradis ?" (Je n'ai pas réussi à retrouver les passages, alors je paraphrase. Pardonnez-moi).

Je suis tellement nul pour donner envie de lire que je suis sûr que vous n'avez pas la moindre intention d'acheter ces bouquins. Que le Dieu du copyright me pardonne, mais je vais vous offrir un extrait, issus du paragraphe "De l'arbre en été", soit-disant extrait lui-même des "Premiers essais" de Woody Allen, tout cela au début de "Dieu, Shakespeare et moi" :

Un jour, un bûcheron s'apprêtait à abattre un arbre, quand il remarqua un cœur gravé dessus, renfermant deux prénoms. Jetant sa hache au loin, il utilisa une scie pour coucher le géant des bois. La morale de cette histoire m'échappe, si ce n'est que six mois plus tard, le bûcheron fut traîné en justice pour avoir appris les chiffres romains à un nain.

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