Les Trois Boiteux

Trois histoires qui n’ont absolument rien à voir les unes avec les autres

Histoire fabuleuse des trois boiteux

Il y avait un boiteux. Celui-ci boitait. Il y avait aussi un second et un troisième boiteux. Ces deux autres-là étaient en tout point semblables au premier, si bien qu’en fait, on aurait très bien pu dire qu’ils n’étaient qu’un : C’était le cas. Il n’y avait qu’un seul boiteux.
Ce boiteux, qui louchait légèrement -j’avais oublié de le préciser au début- il louchait d’un strabisme divergent. Ce boiteux, donc, louchait, et en plus de ça il n’avait pas beaucoup de qualités. Il avait aussi un bec de lièvre -j’ai oublié de vous le dire- un bec de lièvre du côté droit de sa lèvre. Ce bec de lièvre le rendait -en plus de son strabisme divergent et du fait qu’il boitait bien sûr – très disgracieux. Sa démarche était très ridicule.
On disait : « Ah ! Voilà le boiteux ! »
Et donc, ce boiteux, à l’allure si incommode, marchait, comme ça, dans la rue, quelque part à vrai dire; je ne sais plus où. Il allait à la rencontre d’un autre boiteux -pas un des boiteux que j’ai cité plus haut et qui n’existent pas, c’est un autre boiteux- qui n’était pas louche, lui. Il était même très beau. Le premier boiteux en était amoureux et … Malheur, je crois que j’ai oublié de vous préciser que le deuxième boiteux était une femme, vous comprendrez mieux la suite. Je vous embrouille… qu’est-ce que je raconte mal ! Ce boiteux allait donc chez une femme dont il était amoureux. Comme elle boitait elle aussi, leurs escapades prenaient une allure très loufoque.
On disait : Ah! Voilà les deux boiteux ! »
Ils formaient un beau couple de boiteux et à part ça : rien.


Histoire incroyable des trois boiteux

Je vais vous conter l’histoire extraordinaire, unique et magique des trois boiteux. Il y avait donc un premier boiteux, qu’on peut affubler de cet adjectif parce qu’il boitait réellement. Il y avait également un second et un troisième boiteux qui étaient en tout point semblables au premier. Pour ainsi dire -et j’aurai dû commencer par là – on aurait presque pu dire qu’il n’y en avais qu’un. À vrai dire, c’était le cas ; il n’y avait en fait qu’un boiteux dans l’histoire. Ce boiteux donc -veuillez encore m’excuser de l’imprécision dont j’ai fait preuve au début – ce boiteux, disais-je, boitait. Ce boiteux était louche, en effet il louchait d’un strabisme divergent qui le rendait drôle, non-point au sens comique, mais plutôt bizarre. Bizarre aussi, parce qu’il était affublé d’un bec de lièvre qui le rendait particulièrement immonde. Les gens le trouvaient laid et pas drôle du tout, d’ailleurs je n’aurais pas dû utiliser cet adjectif plus haut parce qu’il n’est vraiment pas du tout approprié. Voilà, tout est dit, il faisait peur et n’était pas drôle.
Quand les enfants le voyaient passer, ils s’écriaient : « Ah tient ! c’est le boiteux « , et ils riaient de la démarche ridicule du boiteux.
Et ce boiteux, comme ça, un jour quelconque, marchait dans la rue. Je suppose qu’il se rendait quelque part ; on ne marche pas comme ça sans aller quelque part. Justement -ça me revient tout d’un coup – il se rendaient chez un boiteux dont il était amoureux. Ce boiteux était une femme -je le précise tout de suite pour éviter un faux sens- elle aussi, boitait. Mais à la différence du boiteux, elle n’avait ni bec de lièvre ni strabisme autant que je puisse me rappeler. Elle était même jolie, dans le sens où une boiteuse peut être jolie, mais c’est subjectif.
Parfois, ce couple de boiteux marchait ensemble, ce qui rendait leur démarche un peu loufoque. Quand les enfants les voyaient passer, ils s’écriaient : « Ah tient ! c’est les deux boiteux « , et ils riaient.
Et voilà ! Finalement, il n’y avait pas grand-chose à raconter sur ces deux ou trois boiteux.


Histoire fantastique de trois boiteux

Il y avait un premier boiteux. On pourrai presque s’arrêter là tellement la suite est peu recommandable, mais comme j’y tiens… Il y avait en plus deux autres boiteux qui n’existaient pas, si bien que nous n’y ferons plus référence jusqu’à la fin. Le premier boiteux était amoureux d’un autre boiteux -pas un de ceux qui n’existent pas, un autre- et ce boiteux était très belle. Car, oui, je ne vous l’ai pas dit, mais le boiteux -qui, au passage, je le précise était très laid à cause d’un strabisme divergent et d’un bec de lièvre- était en fait amoureux d’une boiteuse. Aussi boiteuse que mon histoire d’ailleurs. Je vais m’arrêter là finalement, c’est plus sage.

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